Walking Buffalo – Tatanga Mani

« Nous étions un peuple sans loi, mais nous étions en très bons termes avec le Grand Esprit, créateur et maître de toutes choses. Vous Blancs, présumiez que nous étions sauvages. Vous ne compreniez pas nos prières. Vous n’avez pas essayé de les comprendre. Quand nous chantions nos louanges au soleil, à la lune ou au vent, vous disiez que nous adorions des idoles. Sans nous comprendre, vous nous avez condamnés comme des âmes perdues, simplement parce que notre culte était différent du vôtre.

Nous voyions la main du Grand Esprit dans presque tout : soleil, lune, arbres, vent et montagnes. Parfois, nous l’approchions à travers toutes ces choses. était-ce si mal ? Je pense que nous croyons sincèrement en l’être suprême ; d’une fois plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens… Les Indiens qui vivent près de la nature ne vivent pas dans l’obscurité.

Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font, cependant. Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L’ennui, c’est que les Blancs n’écoutent pas. Ils n’ont jamais appris à écouter les Indiens, aussi je doute qu’ils écoutent les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit. » – Walking Buffalo 1871 – 1967.

Des indiens Stoney [pendant le Calgary Stampede] avec une radio.

Pour le missionnaire qui l’a adopté, il était George McLean, toutefois dans le langage du peuple Stoney, il était connu comme Tatanga Mani. Pour le reste du monde, il était Walking Buffalo. Tatanga Mani est né en 1871, orphelin, il fût placé dans l’orphelinat du révérend John McDougall à Morley. À l’âge de sept ans, il fût ensuite adopté par le révérend George Maclean qui lui donna son propre nom. Walking Buffalo était présent lors de la signature du Traité n°7 des Premières Nations (1877).

Formé à l’Orphelinat McDougall, à Red Deer et à Winnipeg, il a travaillé brièvement comme un forgeron, éclaireur pour la Police monté, puis interprète.

Cependant son père adoptif Indien, le chef Jacob Bearspaw insista pour qu’il retourne à la réserve. Il devient donc le conseiller de Bearspaw entre 1907 et 1912, puis chef de cette tribu Stoney entre 1912 et 1916. Walking Buffalo continua pendant ce temps d’être un pilier de la Morley United Church. Lors des parades de Banff Indian Days et Calgary Stampede, il portait toujours une tête de buffle et des cornes. On dit qu’à sa mort un puissant buffle serait venu à lui dans ses rêves.

Le Roi George VI et la Reine Elizabeth rencontrant les chefs des tribus Stoney durant le Visite Royale du Canada en 1939.

Walking Buffalo se fît remarquer non seulement pour son leadership, mais aussi pour sa mission pour la vie et la paix. Par son travail de documentation, il chercha à préserver et à défendre les valeurs traditionnelles des Premières Nations. Scolarisé dans « Nature’s University », Tatanga Mani devient un émissaire pour la paix, le pardon et la compréhension humaine.

À partir de 1934, ses voyages l’ont emmené plusieurs fois le tour du monde avec le Moral Rearmament Movement. Lors de ses voyages, il partagea le message :

« Cesser de se haïr et commencer à être des frères, acceptant la destiné que nous a donné le Grand Esprit. »

Vivant un moment critique de l’Ouest canadien, le chef Walking Buffalo fût témoin de la disparition des bisons, de la construction de la RCR et de l’évolution des terres tribales en provinces. Comme l’a écrit Grant MacEwan : « Une vie passée de communion avec tous les êtres vivants a vraiment béni Tatanga Mani des dons d’intelligence et d’une force personnelle profonde. Qu’il soit prononcé dans un tipi ou dans un temple, son message d’amour et de respect de la dignité humaine fondamentale ne serait jamais oublié. ».

« Beaucoup de gens sentent à peine le réalité du sol sous leurs pieds, ils ne voient plus les plantes pousser, sauf dans des pots de fleurs. Ils ne voient plus qu’à travers les lumières de la rue et saisissent plus l’enchantement d’un ciel nocturne constellé d’étoiles. Quand les gens vivent loin des manifestations du Grand Esprit, il est facile pour eux d’en oublier ses lois. » – Walking Buffalo 1958.

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