Le Rêve Lucide – EMC Partie I

Le Rêve Lucide passionne et échauffe les esprits depuis les années 70. Ce n’est pourtant pas un phénomène nouveau mais personne n’y croyait véritablement jusqu’à ce que la Science s’emmêle. Popularisé par le film « Inception » (2010), de nombreux sites et forums ont ainsi vu le jour pour permettre aux internautes d’apprendre et d’échanger sur ce sujet particulièrement passionnant.


I. Rêve Lucide Quesako ?


Malgré tout mes efforts, il y a trop à dire sur le Sommeil et le Subconscient avant d’aborder le Rêve Lucide. La tenue encyclopédique d’une grande partie de cet article peut être reboutant, c’est pour cela que nous commencerons par une courte vidéo (du site ToBeLucid.com) présentant ce qu’est simplement le Rêve Lucide. Après visionnage si le sujet vous intéresses toujours et que vous avez déjà des connaissances en Psychologie et sur la Rêve en général, vous pouvez directement aller à la dernière partie de cet article : IV. Apprendre à Rêver. Sinon, c’est le moment de se faire un café !

Comme vous avez pu le voir dans cette vidéo, pour qu’il y est rêve lucide, il doit y avoir une irruption de la conscience éveillé pendant le rêve. Le rêveur se rend donc compte que le monde qui l’entoure n’est qu’une construction de son esprit et peut ainsi analyser et réagir de façon plus ou moins rationnelle selon son degré de « lucidité ». Cette prise de conscience peut être involontaire ou obtenue par différentes techniques que nous décrirons en dernière partie de cet article.


II. Le Prélude au Rêve, le Sommeil


Le Sommeil est un état naturel et récurant de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive), il est nécessaire pour quasiment tous ce qui vit sur Terre (Mammifère, Invertébrés, Plantes). Chez l’Humain, il occupe près d’un tiers de notre temps de vie. Le Sommeil, dépendant de notre horloge biologique est réglé sur un cycle de 24h que l’on nomme Circadien (Lt. circa : environ & Lt. diem : jour).

Les études scientifiques ont montrées que le Sommeil était impératif pour la récupération de notre corps (métabolisme, homéostasie) mais que la durée de celui-ci n’était pas capital. Ainsi même si la durée moyenne du Sommeil est d’environ 7h, elle peut être beaucoup plus courte (4h) sans véritable incidence sur notre santé. De plus, le temps de Sommeil peut être fragmenté et étalé avec l’usage notamment de la Sieste.

Les différentes phases du Sommeil sont décrites par ce que l’on nomme le Cycle Ultradien. Sur la durée totale du Sommeil (7h), un dormeur va ainsi répéter plusieurs fois une séquence de 90mn composée de plusieurs phases bien distinctes :

  • Stade 1 : Endormissement ≏ 10mn

Cette phase est un état intermédiaire entre l’état d’éveil et le sommeil. Dans cette phase vous êtes facilement réveillé par le moindre son. Vos muscles commencent à se détendre, vous avez l’impression de flotter et vous pouvez parfois entendre des sons ou voir des images. Ces images peuvent être n’importe quoi, depuis de simples petits points colorés (les phosphènes) jusqu’à des images psychédéliques complexes (l’imagerie hypnagogique). Vous pouvez aussi avoir l’impression de tomber ou de trébucher.

  • Stade 2 : Sommeil léger ≏ 15mn

Maintenant vous êtes vraiment en train de dormir. Comme on se réveille facilement dans cette phase, elle est aussi appelé « sommeil léger ». La chose amusante, c’est que si l’on vous réveillait à ce moment, vous auriez l’impression de ne pas avoir été endormi.

  • Stade 3 & 4 : Sommeil profond ≏ 50mn

Votre corps est complètement détendu, votre pouls est lent et régulier, de même que votre respiration. Il est très difficile d’être réveillé dans cette phase. Si l’on y parvenait, vous vous sentiriez tout drôle, complètement désorienté et votre seule envie serait de vous rendormir. On considère que c’est durant cette période que le corps effectue l’essentiel de son travail de réparation et de guérison.

  • Stade 5 : Sommeil paradoxal ≏ 20mn

Le sommeil paradoxal est la phase la plus intéressante du sommeil parce que durant cette phase, le cerveau agit d’une façon telle qu’on vous croirait éveillé. C’est la raison pour laquelle on l’appelle souvent sommeil paradoxal. Votre pression sanguine augmente, votre pulsation cardiaque est plus rapide et vos yeux commencent à bouger rapidement derrière vos paupières. Mis à part ça, votre corps est virtuellement paralysé. C’est la phase où se déroulent là plupart de nos rêves.

Cycle Ultradien du Sommeil

En dehors des techniques scientifiques comme l’Électro-encéphalographie (EEG) et l’Imagerie par résonance magnétique (IRM), il est possible pour tout observateur de savoir si une personne est en train de rêver et se trouve donc en phase de sommeil paradoxal. En effet, en dehors de ces 5 phases, le cycle du sommeil peut être simplement divisé en Sommeil NREM et Sommeil REM. REM signifiant « Rapid Eye Movement » (Mouvement Oculaire Rapide) et NREM tout simplement non-REM. Ainsi pendant la période du sommeil paradoxal les yeux bougent rapidement.

Au cours d’une nuit de sommeil, les périodes de sommeil paradoxal (stade 5) s’allongent de plus en plus. Et inversement, les phases de sommeil profond (stade 3 & 4) se raccourcissent et disparaissent, au profit du stade 2.


III. Le Rêve, un monde de croyances


La croyance en l’origine divine des songes est universelle. On s’y intéressait déjà aux temps de Sumer (-3000) et dans l’Égypte ancienne (-2500). Des découvertes archéologiques prouvent que les Égyptiens de la Xe dynastie croyaient déjà que le rêve pouvait révéler l’avenir et avaient recours à des clés des songes.

La Civilisation grecque nomma Oniromancie, l’art d’interpréter ces messages nocturnes provenant des Dieux. « L’Iliade » rapporte comment Zeus envoya un rêve trompeur à Agamemnon lui demandant de combattre les Troyens. On peut aussi citer les visions qu’accorde Apollon à Delphes, notamment à Oreste. Mais le plus célèbre Rêve est sans conteste celui de Morphée, qui offre le don de Prophétie.

Dans l’Orphisme et l’école de Pythagore on enseigne que la communication avec le Ciel s’effectue uniquement pendant le sommeil, moment où l’âme s’éveille, doctrine identique qu’on retrouve chez les écrivains juifs et arabes du Moyen Âge. Ibn Khaldoun évoque la pratique ritualisée des rêves mantiques chez les musulmans.

Le rêve est également important au sein des chamanismes. La croyance la plus répandue chez tous les peuples sibériens est que la vie du corps dépend de l’âme. Gardant une certaine autonomie, elle peut s’évader pendant la phase du sommeil, et le rêve témoigne de cette évasion.

Pour les Sémites, les références aux songes (somnium) et aux visions (visio) prophétiques occupent une place importante dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Le rêve est en effet un instrument privilégié du divin pour communiquer avec les hommes :

S’il y a parmi vous un prophète, c’est en vision que je me révèle à lui, c’est dans un songe que je lui parle. Nb 12,6-8.

Bien que les visions ne soient pas subordonnées au sommeil, comme c’est le cas dans les songes, il n’est pas toujours aisé de différencier les deux dans les textes bibliques. La prophétie est cependant contraignante et expose le prophète. Inversement, lorsque la prophétie fait défaut, les songes ne sont plus habités par Dieu : ainsi Saül se plaint :

Et Dieu m’a abandonné et ne me répond plus, ni par les prophètes ni par les songes. S 1,28-15.

C’est à partir du XXIIème siècle avec le Liber de Spiritu et Anima (Livre de l’Esprit et de l’Âme) que les connaissances sur le Rêve se structurent. Son auteur, le moine cistercien Alcher de Clairvaux expose cinq types de rêves :

  1. oraculum : rêve que Dieu envoie à ses émissaires
  2. visio : rêve prophétique
  3. somnium : rêve nécessitant une interprétation
  4. insomnium : rêve commun et sans intérêt
  5. phantasma : apparitions fantomatiques, pendant les premières phases du sommeil, dont fait partie le cauchemar ou l’éphialtès.

La découverte du Rêve Lucide se fit par Léon d’Hervey de Saint-Denys (1822-1892) et son livre « Les Rêves et les moyens de les diriger, observations pratiques ». Dans cet ouvrage d’avant-garde, il expose ses constations et les méthodes qu’il a découvertes grâce à des années de pratiques rigoureuses. C’est un livre capital dans le monde des Onironautes.

Les arcanes de notre mémoire sont comme d’immenses souterrains où la lumière de l’esprit ne pénètre jamais mieux que lorsqu’elle a cessé de briller au-dehors. Que l’on ne s’étonne donc pas si l’on revoit en songe, avec une lucidité merveilleuse, des personnes mortes ou absentes depuis très longtemps, si l’on retrouve dans leurs moindres détails des lieux qu’on visita, des airs qu’on entendit, ou même des pages entières que l’on a lues plusieurs années auparavant. Léon d’Hervey de Saint-Denys.

Mais il faudra attendre le XXème siècle et l’avènement de la Psychologie pour que le Rêve retrouve enfin ses lettres de noblesse. Carl Gustav Jung (1875-1961) fut le pionnier de cette psychologie des profondeurs qui souligne le lien existant entre la structure de la psyché (c’est-à-dire l’âme) et ses productions et manifestations culturelles. Il introduisit dans sa méthode des notions de Sciences Humaines puisées dans des champs de connaissance aussi divers que l’anthropologie, l’alchimie, l’étude des rêves, la mythologie et la religion. On lui doit les concepts d’«archétype», d’«inconscient collectif» et de «synchronicité».

Après Freud, Jung voit dans le rêve la voie royale pour aller à la rencontre de l’inconscient. Le rêve, en compensant une attitude consciente trop unilatérale, constitue souvent une invitation à élargir notre personnalité en accueillant les contenus de l’inconscient.

Pour Jung, le récit imagé du rêve ne peut être le déguisement d’un message inconscient mais bien le message inconscient lui-même exprimé dans un langage de symboles. Ils peuvent nous révéler un sens caché à nos épreuves, à nos souffrances. Les symboles qu’ils recèlent nous permettent d’entrevoir des voies nouvelles là où notre moi ancien restait bloqué et stagnait dans des problèmes apparemment sans issue.

Tout comme le corps humain est une collection complète d’organes, de même nous trouvons dans l’esprit une organisation (fonctionnelle) analogue… L’archétype est une tendance instinctive naturelle, aussi marquée que l’impulsion qui pousse l’oiseau à construire son nid, et les fourmis à s’organiser en colonies. Si le caractère inné des archétypes étonne, que dire de la complexité des fonctions symbiotiques des insectes, car la plupart d’entre eux ne connaissent pas leurs parents, et n’ont reçu d’enseignement d’aucune sorte. M. Jouvet.

C’est à la fin des années 1950 qu’un chercheur français, Michel Jouvet, identifie un état particulier chez les dormeurs qu’il baptise sommeil paradoxal :

Il est évident que notre état ressemble à un éveil, à cause de l’activation corticale qui simule un véritable éveil actif: ce serait alors un éveil paradoxal puisque le seuil d’éveil augmente. in De la science et des rêves. Odile Jacob, 2013.

Le cerveau s’éveille alors que le dormeur reste endormi, la situation est en effet paradoxale. L’explication de ce curieux mécanisme est aujourd’hui fournie par les études d’imagerie cérébrale très fines qui permettent d’observer le cerveau en action. En fait, si certaines régions cérébrales se réveillent, d’autres restent profondément endormies. Éveillées, par exemple, les zones cérébrales productrices d’images. Endormies, en revanche, les structures chargées de placer les objets dans leur contexte, ce qui peut générer des aberrations d’échelle. Des anomalies qui ne sont pas forcément surprenantes pour le rêveur car le cortex pariétal et frontal, impliqué dans l’esprit critique, est désactivé pendant le rêve.

Pour le Pr Ernest Hartmann, la fonction du rêve est bien plus fondamentale. Le rêve permettrait d’assimiler les émotions ressenties lors de l’état éveillé. Lorsqu’une image suscite une émotion forte, qui peut d’ailleurs se répéter d’un rêve à l’autre, elle ne traduit pas comme le pensait Freud l’expression d’un désir, mais, selon Hartmann, «l’expression des préoccupations émotionnelles du rêveur».

Il semble aussi que le sommeil serve à consolider la mémorisation. Travailler avant de s’endormir n’est donc pas une mauvaise idée. Ainsi en plus de son intervention dans la plasticité synaptique liée à la mémorisation, le sommeil paradoxal pourrait participer à la récupération des processus oxydatifs. Le rêve est donc bien plus d’une réminiscence du jour précédent.


 IV. Apprendre à Rêver


Il existe un certains nombres de techniques pour arriver à produire un Rêve Lucide. Mais toutes ces techniques d’Induction ne fonctionnent pas toujours sans certains pré-requis.

Illustration © Wikihow – Lucid-Dream

1. Tenir un Journal des Rêves

C’est la brique fondatrice de tout travail onirique mais aussi la plus ancienne méthode utilisée sur le sujet des Rêves Lucides. Tenir un Journal est impératif pour deux raisons :

  1. Cela permet de travailler la mémoire onirique. En effet à quoi sert de faire des rêves lucides si on les oublie au réveil?
  2. Cela permet de connaître notre monde onirique personnel et ses thèmes récurrents, rendant plus facile la reconnaissance nocturne que nous sommes en train de rêver.

Il faut tenir ce journal aussi régulièrement que possible, le mieux c’est de le faire tous les jours. Souvent au tout début, les rêves se résument à quelques fragments, des images fugaces et incohérentes. Faites le travail tout de même, rédigez votre journal de façon régulière. Au fil du temps, les souvenirs seront de plus en plus clairs, et de plus en plus détaillés.

Pour ce qui est de l’organisation vous pouvez donner un titre synthétique à chaques rêves. Puis essayer de détailler le plus possible le contenu du rêve :

  • Contexte: c’est tout ce qui se passe « avant » que le rêve débute.
  • Temps: à quel moment se déroule le rêve?
  • Lieu(x): à quel(le/s) endroit(s) se déroule(nt) votre rêve?
  • Narration: comment vivez-vous le rêve? En spectateur extérieur? En tant que l’un des personnages? Et ce personnage est-ce « vous » ou quelqu’un d’autre?
  • Emotions: quelles émotions ressentez-vous tout au long du rêve?
  • Actions: et bien sûr, ce qui se passe…

Il est à noter que pour faciliter la remémoration onirique, on conseille de raconter le rêve au présent. Éventuellement, vous pouvez partager le rêve en chapitres pour en faciliter l’interprétation :

  • Changement de lieu: On franchit la porte de son domicile et on se retrouve immédiatement à son lieu de travail. On entre dans une pièce de sa maison et on se retrouve dans un centre commercial etc.
  • Changement de temps: La nuit tombe brutalement, ou le rêve démarre le matin et d’un seul coup on se retrouve en milieu d’après-midi.
  • Changement d’action: Une nouvelle action commence, ou un rebondissement dans l’action en cours survient.
  • Changement de mode de narration: Vous viviez le rêve en tant que vous-même et brusquement vous le voyez en tant que « spectateur dématérialisé » ou vous devenez l’un des autres personnages.
  • Détecter les « chapitres » d’un rêve facilite son interprétation. Une rupture dans le rêve n’est jamais anodine et annonce souvent une étape importante.

Travaillez avec vos rêves, prenez du temps pour connaître votre monde onirique afin de briser le mur qui sépare votre monde éveillé et le monde du rêve pour que cette séparation soit également plus facile à briser durant vos nuits.

Illustration © Wikihow – Lucid-Dream

2. Effectuer des Test de Réalités

Nous rêvons toutes les nuits, des rêves loufoques, des situations incongrues, et pourtant, pendant que nous rêvons, tout nous semble parfaitement réel et logique, nous ne remettons rien en cause. En s’entraînant à réfléchir différemment, en apprenant à être plus critique à l’état de veille, nous serons tôt ou tard capables d’utiliser ce même état d’esprit critique pendant le sommeil.

Les tests de réalité permettent de mettre à l’épreuve notre environnement pour voir si il réagit selon les lois physiques du monde réel ou selon celles plus flexibles du monde du rêve. Il existe une infinité de tests de réalité possibles et vous pouvez créer les vôtres. Il ne faut jamais s’arrêter à un seul test avant d’être convaincu, car selon vos certitudes et incertitudes du moment, le test peut être non concluant. En voici quelques uns :

  • Pouvez vous respirer en vous bouchant le nez avec les doigts ? Si vous nagez, pouvez vous respirer sous l’eau ?
  • Quand vous sautez, retombez-vous en flottant ?
  • Lisez quelque chose, détournez le regard, relisez-le, le texte a-t-il changé?
  • Appuyez vos mains contre un mur en désirant passer au travers, y arrivez-vous?
  • Savez-vous où vous étiez il y a dix minutes? Quel jour de la semaine nous sommes?
  • Quelle est la dernière fois où vous êtes allés vous coucher?
  • Lisez quelque chose, détournez le regard, relisez-le, le texte a-t-il changé?
  • Regardez-vous dans un miroir, votre reflet est-il normal?
  • Eteignez et allumer la lumière, l’interrupteur fonctionne-t-il?

Pour vous souvenir d’effectuer ces tests de réalité vous pouvez les associer à un objet ou à un évènement. C’est ce que préconise Carlos Castaneda dans ses romans-fictions, ainsi vous pouvez associer la vision (ou non) de vos mains à des tests de réalité.

En plus de faire des tests de réalité dans la journée, vous devez aussi faire un test de réalité immédiatement après vous être réveillé. Cela vous permettra de vous rendre lucide lors des rêves de faux-éveil.

Illustration © Wikihow – Lucid-Dream

3. Types de Rêves Lucides

On retrouve principalement deux types de Rêves Lucides : ceux qui sont initiés directement depuis l’état de veille (en. WILD) et ceux qui se déclenchent lorsque l’on est déjà en train de rêver (en. DILD).

La majorité des rêves lucides sont initiés à partir d’un rêve ordinaire. En anglais cette catégorie de rêve lucide fut baptisée DILD (Dream-Initiated Lucid Dream) par Stephen Laberge, dénomination largement acceptée depuis par la communauté des onironautes.

Tout commence donc par un rêve ordinaire, lorsqu’un élément déclencheur provoque la lucidité. Cet élément déclencheur peut être par exemple un Choc émotionnel ou être issu d’un Automatisme comme c’est le cas avec les Tests de Réalités.

Il est possible aussi d’effectuer un Rêve Lucide en démarrant directement depuis l’état d’éveil. Stephan Laberge lui donna le nom de WILD (Wake-Initiated Lucid Dream). Ces rêves sont assez difficiles à faire et demandent des efforts et une experience importante. On peut utiliser l’Auto-Suggestion (« Je vais prendre le contrôle de mon Rêve ») ou la Focalisation pour y arriver.

Le toucher par exemple est un bon moyen, il suffit de pianoter régulièrement de votre index sur votre matelas jusqu’à l’endormissement. Ou encore avec l’ouïe, en écoutant un « tic-tac » pour rester concentrer.

Certains préconisent une méthode de relaxation qui consiste à sombrer dans le Rêve volontairement. Pour ce faire, on prends Conscience de Son Corps, de toutes les sensations en restant focaliser sur sa Respiration. Puis, on « déconnecte » un par un chacun de ses sens, on se laisser aller, en ignorant volontairement toutes les sensations : grattement, chaleur, picotement etc…

En suivant cette voie, on perd la notion de son propre corps, celui-ci semble s’enfoncer dans le lit ou devenir plus léger. Certains conceptions de nos propres proportions peuvent changer, le corps semblant rétrécir alors que la tête reste normale.

Peu de temps après en ayant laisser passer toutes les pensées parasites et en ne restant vocaliser que sur la volonté de rêver, on s’endort. Il est aussi possible d’initier le Rêve volontairement par le pouvoir l’Imagination.

Illustration © Wikihow – Lucid-Dream

4. L’Interruption du Sommeil et l’Induction Mnémonique (WBTB + MILD)

Ils existent énormément de techniques différentes et il n’est pas possible, ni intéressant d’en faire le détail. En Annexe de cet article, vous en trouverez d’autres. Pour les débutants, l’utilisation conjointe de deux techniques provoquent des résultats efficaces très rapidement.

La première est l’interruption volontaire du Sommeil (Wake Back To Bed), elle est très simple à mettre en place :

  • Réveillez-vous entre 5 et 6h après vous être endormi. Le but est de se réveiller avant le dernier cycle de sommeil d’environ 1h30, riche en rêves.
  • Restez éveillé entre 30 minutes et 1h30. Faites des tests pour vérifier quelle durée est la plus efficace pour vous. Pour certaines personnes, 5 minutes suffisent, à vous d’expérimenter.
  • Pendant ce temps, vous pouvez mettre à jour votre journal des rêves ou méditer peut avoir des effets bénéfiques sur la qualité des rêves qui vont suivre cette interruption.
  • Se recoucher, tout en pratiquant la technique MILD.

La technique MILD (Mnemonic Induction of Lucid Dreams) a été inventée par Stephen Laberge. Elle repose sur la mémoire prospective c’est-à-dire la mémoire orientée vers l’avenir. Cette mémoire se réfère à notre aptitude à nous souvenir de notre intention d’effectuer une tâche lorsque certaines circonstances sont réunies, par exemple se souvenir que l’on voulait acheter du pain en passant devant une boulangerie. Il faut donc effectuer une association entre une tâche à accomplir et une situation.

Dans le cas des rêves lucides, la tâche est de se souvenir qu’il s’agit d’un rêve et la situation c’est être en train de rêver, situation reconnaissable par le caractère irréaliste du monde nous entourant. La phrase clé pour cet objectif est la suivante:

La prochaine fois que je rêverai je veux me souvenir de reconnaître que je suis en train de rêver.

Voici la technique en 4 étapes:

  1. En s’endormant, concentrez-vous sur votre intention de vous réveiller à la fin de chacun de vos rêves et de vous en souvenir.
  2. Lorsque vous vous réveillez de vos rêves, répétez comme un mantra la phrase clé que vous avez choisie.
  3. Alors que vous continuez de vous concentrer sur cette intention de vous rappeler que vous rêvez, imaginez que vous êtes de retour dans le rêve dont vous venez de vous réveiller, ou si vous ne vous en rappelez pas, un autre rêve récent. Cherchez dans ce rêve quelque chose d’incongru, d’inattendu, qui vous prouve qu’il s’agit d’un rêve et imaginez que vous réalisez soudainement qu’il s’agit d’un rêve, par exemple en criant à plein poumons « mais c’est un rêve ! ». Puis continuez votre fantaisie comme si il s’agissait bien d’un rêve lucide, par exemple entraînez-vous au vol.

Répétez les étapes 2 et 3 jusqu’à ce que vous vous endormiez. Si vous vous surprenez à penser à autre chose, recommencez pour que la dernière pensée dans votre esprit au moment où vous vous endormiez soit votre intention de devenir lucide.


Cet article fait partie du Dossier : Les Etats Modifié de Conscience (EMC)

Annexe des fichiers

2 commentaires

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