Le Projet de Conscience Globale

Le Global Consciousness Project (Projet de Conscience Globale) est une expérience parapsychologique débutée en 1998 qui tente de détecter les interactions possibles entre la théorie de la « conscience universelle » (voir noosphere) et des systèmes physiques. Utilisant des générateurs de nombres aléatoires situés dans divers endroits du monde, cette expérience cherche à mesurer d’éventuelles anomalies dans la génération de ces nombres, qui seraient corrélées avec d’importantes émotions collectives lors d’événements mondiaux.

Les répercussions engendrées par des découvertes dans ce domaine seraient énormes. C’est toute a vision matérialiste  des sciences qui devrait alors être complètement révisée. Le concept du « point de vue de l’observateur » (voir la vidéo de cet article) de la mécanique quantique prend ici tout son sens puisque l’observateur est intrinsèquement lié au résultat de son expérience, il l’influence dans une certaine mesure.


Générateur quantique de Nombres Aléatoires


Un générateur de nombres aléatoires (Random Number Generator) est un dispositif capable de produire une séquence de nombres binaires (1 ou 0) de façon aléatoire. Au bout d’un certain temps, si l’échantillon est suffisement grand, nous arrivons à un équilibrage statistique avec 50% de chaque nombre.

Une suite binaire

C’est le physicien Helmut Schmidt (ancien directeur du Boeing Lab.) qui eut l’idée, à la fin des années 1960, d’analyser la problématique de l’influence de l’observateur en physique quantique de façon expérimentale. Sa première idée était de demander à des observateurs de prédire de quel côté un photon se dirigerait lors d’une expérience typique mettant en jeu un miroir semi-réfléchissant et certains physiciens semblaient être meilleur que d’autres à ce jeu.

Ce dispositif étant cependant difficile à utiliser et à mettre en place, Schmidt décida alors d’utiliser des générateurs de hasard basés eux aussi sur l’indéterminisme quantique, soit un générateur de hasard basé sur l’émission d’une particule radioactive.


PEAR – Princeton Engineering Anomalies Research Lab.


Le laboratoire PEAR a été établi en 1979 par Pr. Robert G. Jahn, alors doyen de la faculté d’ingénierie et de sciences appliquées de l’Université de Princeton afin d’étudier les interactions entre la psyché et les systèmes physiques, et plus particulièrement les systèmes aléatoires.

Le PEAR est composé d’une équipe pluridisciplinaire (ingénieurs, physiciens, psychologues) mettant en place des expériences et tentant de fournir des modèles théoriques afin de mieux comprendre le rôle de la conscience dans la réalité physique. Le Program Director est Robert G. Jahn, et la Laboratory Manager Brenda J. Dunne.

Les premières expériences furent menées sur du bruit électronique puis avec une machine de Galton (répondant à la loi normale). En 1980, Roger D. Nelson s’inspira des travaux d’Helmut Schmidt et commenca à utiliser des générateurs aléatoires.

La Planche de Galton, dispositif physique aléatoire mettant en évidence la Loi Normale

Devant des résultats encourageant, le PEAR dévellopa alors FieldREG, une carte informatique (hardware) générant des suites binaires de façon quasi-aléatoire. Les FieldREG furent ainsi installés dans 12 ordinateurs à travers le monde. La présence d’anomalies statistiques lors de la mort de la princesse Diana suggèrent un test à plus grande échelle.

En 1996, une partie des équipes du PEAR fondèrent l‘International Consciousness Research Laboratories (IRCL) indépendamment de l’Université de Princeton. En 2007, la laboratoire PEAR fut officiellement fermé mais ces 25 années d’expériences sont toujours en ligne et accessible à quiconque.


Institut des Sciences Noethique


La noétique (de noèse – conscience) est une branche de la philosophie métaphysique concernant l’intellect et la pensée. Parmi ses centres d’intérêt on peut mentionner l’étude de la nature et des les liens entre l’intellect et le divin. C’est pourquoi la noétique a souvent eu des liens très étroits avec la métaphysique et la parapsychologie. La Science noétique n’est pas une nouvelle discipline ou même une science d’avant-garde, c’est juste la quatrième évolution du mouvement spiritualiste : Spiritualisme -> Metapsychique -> Parapsychologie -> Sciences noétique.

L’Institut de Sciences noétique (IONS) a été co-fondée en 1973 par l’ancien astronaute Edgar Mitchell et l’investisseur Paul N. Temple afin d’encourager et de mener des recherches sur le potentiel humain. Ses programmes comprennent : les capacités parapsychologique, la guérison spontanée, la vision à distance, le rêve lucide, le pressentiment et la survie de la conscience après la mort corporelle.

« La présence de la divinité devient presque palpable, et je savais que la vie dans l’univers n’était pas seulement un accident basée sur des processus aléatoires … La connaissance est venu à moi directement … ». Edgar Mitchell (Apollo 14).

Basée à l’extérieur Petaluma (Californie), l’organisation est situé sur un campus de 81 ha comprennant des bureaux, un laboratoire de recherche et un centre de méditation. L’institut n’est pas un organisme de formation. Marilyn Schlitz (Docteur en Physique et en Anthropologie) en est l’actuel présidente. Elle possède aussi une chaire au « Research Institute of California Pacific Medical Center » et est la co-fondatrice d’Integral Health Network, Inc. (réseau social sur la santé).


Global Consciousness Project : Résultats


Par la suite, le professeur Dean Radin (Docteur en Psychologie et Ingénieur en électronique), eut l’idée d’interconnecter, via Internet, plusieurs GNA à travers le monde pour tester l’influence de la pensée collective. Ce Projet de Conscience Globale fut financée par l’intermédiaire du l’Institut des Sciences Noétique et se décrit comme une collaboration internationale d’environ 100 chercheurs et ingénieurs.

Le but du projet est d’examiner scientifiquement les faits qui indiqueraient l’existence et l’influence d’une conscience mondiale (c’est-à-dire les effets d’une même émotion ressentie par des millions de personnes en même temps). Les archives contiennent plus de 10 années de mesures réalisées par des générateurs situés sur 65 sites synchronisés produisant 200 tirages aléatoires par seconde.

Le GCP fait valoir que, à compter de la fin de 2009, le résultat cumulé de plus de 350 événements enregistrés soutient de manière significative leur hypothèse. Ainsi les déviations par rapport au hasard enregistrées avaient une probabilité de une sur un milliard de se produire.

Les résultats de cette entreprise furent donc des plus surprenants puisque, au cours de cette expérience, les appareils ont « ressenti » plusieurs événements mondiaux majeurs : du bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN, en passant par la tragédie du sous-marin Kursk, jusqu’aux élections présidentielles des États-Unis de 2000. De plus, les dispositifs détectaient les grandes célébrations telles que l’arrivée de la nouvelle année.

Mais l’événement le plus fascinant fut celui des « attentats » du 11 septembre 2001. Non seulement les appareils ont enregistré l’événement lors de son déroulement, mais les déviations au comportement aléatoire de ces petits circuits électroniques ont débuté pas moins de quatre heures avant que les avions ne frappent les tours du WTC. Ils auraient donc « su » qu’un événement historique était pour avoir lieu avant même que celui-ci se déroule réellement.

Une coïncidence ? Un événement isolé ? Il semblerait bien que non, puisque dans les dernières semaines de décembre 2004 les dispositifs ont une fois de plus grandement dévié de leur course aléatoire normale. Vingt-quatre heures plus tard, un tremblement de terre déclencha le Tsunami qui a dévasté l’Asie du Sud et emporté avec lui environ 250 000 vies humaines.


La Critique scientifique ?


Alors qu’en est-il vraiment de cet « électroencéphalogramme » de Gaia ? La communauté scientifique se moque volontier du projet en comparant Dean Radin à un Jedi cherchant à déceller « un grand trouble dans la Force ». Blague à part, notre Conscience collective pourrait-elle être douée de précognition ? ; à l’image des expériences mennées de façon individuelle sur la retro-causalité (voir cet article).

Des sceptiques comme Robert T. Carroll, Claus Larsen, et d’autres ont remis en question la méthodologie de la Global Consciousness Project, en particulier la façon dont les données sont sélectionnées et interprétées, disant que les anomalies dans les données déclarées par le projet sont le résultat d’une « Recherche de schéma » et d’un « Biais de sélection ». D’autres analyses indépendantes (Edwin May et James Spottiswoode, Scargle) n’ont pas trouvé signe de cet effet lors des événements du 11 septembre 2001.

En 2003, un article du New York Times a conclu que « Tout bien considéré à ce stade, le marché boursier semble un indicateur plus fiable… » et pourtant l’ensemble des données du GCP est libre et accessible à tous.

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