Mystères de la Cathédrale Saint-Jean de Lyon

La Primatiale Saint Jean Baptiste se situe dans le 5 ème arrondissement de Lyon, elle est le siège du primat des gaules, titre accordé à l’archevêque de Lyon en vertu de l’ancienneté de son siège (remontant à l’époque Gallo-romaine), et de l’autorité exercé par le passé sur d’autres archevêchés. La cathédrale s’élève sur un complexe épiscopal datant de l’époque Mérovingienne composé des églises Sainte Croix et Saint Etienne considérées aujourd’hui comme l’ensemble chrétien  le plus ancien après celui du Vatican.

La construction de l’édifice s’est déroulée sur quatre siècles, commencée en 1165 elle fut achevée en 1451 expliquant la présence des trois grands styles architecturaux : roman, gothique et gothique flamboyant. Mais celle-ci n’eut apparemment pas qu’un rôle religieux, et nombre de mystères entourent la cathédrale.

Les trois portails de la façade sont entourés de 300 médaillons, enserrés dans des carrés d’une quinzaine de centimètres de côtés représentants pour un tiers des scénettes religieuses. Certains de ces bas reliefs présentent néanmoins des figures plus ésotériques que religieuses, la plupart d’entre elles étant des représentations allégoriques des différentes étapes du Grand Œuvre.

A côté du portail sud,  l’on peut observer un médaillon représentant quatre lièvres dont les corps forment une svastika entourant un carré parfait. Le lièvre était au Moyen-âge le symbole de l’apprentissage, de l’apprenti cherchant la connaissance. Le cercle de ces animaux entourant le carré représente la quadrature du cercle, un problème insoluble montrant que la quête du savoir est infinie.

Sur ce même portail,  peut être observé un phénix renaissant de ses cendres, pour l’église il est le symbole de la résurrection du Christ, en alchimie il symbolise l’œuvre au rouge, la troisième et dernière étape pour l’obtention de la pierre philosophale. Liée au Soleil, celle-ci à pour but la formation du « Cuivre Alchimique » qui broyer avec du verre dans un creuset d’agate permettrait la réalisation de la « poudre de projection » composante principale de la pierre des philosophes.

Un autre symbole alchimique représente un lièvre dévoré par un corbeau symbolisant quant à elle l’œuvre au noir première des quatre étapes initiatiques décrites par l’alchimiste Pantheus dans son ouvrage  « Voarchadumia contra alchimiam ».

Au centre de la façade de la cathédrale, une statue représente un chevalier en armure debout une épée et un bouclier en main.  Cette statue est appelée  « l’Alchimiste », la croix sur son bouclier symbolise l’Eglise mais en l’enfermant dans un losange le chevalier montre son désaccord avec ses principes. D’après la légende elle représenterait un alchimiste qui aurait financé une partie de la façade.

De plus,  figurerait sur les portails de la Cathédrale toute les étapes pour la réalisation du Grand Œuvre. Certains de ces médaillons représentent les signes du zodiac, y figures notamment l’Ecrevisse ou Cancer, le Sagittaire, les Poissons, les Gémeaux, et le Capricorne. A l’origine tous les signes devaient être représentés mais les destructions des guerres de religion, notamment sur la façade, ont vu la disparition d’une partie des médaillons.


L’intérieur de la cathédrale n’est pas en reste, il comporte son lot de mystères et de légendes. Situé dans le fond de la cathédrale un curieux vitrail représente la vierge avec une main blanche trop grande par rapport au reste du corps. Certains y voient une représentation du Dieu Celte Lug, vénéré depuis des siècles sur la colline de Fourvière. Il donnera son nom à la ville romaine de Lugdunum signifiant la colline de Lug.

Mais c’est surtout ce dieu Celte qui donna naissance au mythe du loup garou. Au Vème siècle le clergé interdit le culte de Lug, certains Lyonnais refusèrent d’abandonner leur culte et continuaient à le vénérer de manière clandestine, se rendant la nuit sur la colline de Fourvière en se couvrant de peaux de bêtes. Ces « païens » étaient connus sous le nom de Lug-gariens qui par déformation  donnera le mot loup-garou. L’Eglise,  donna elle-même naissance à la légende en colportant de fausses rumeurs, prétendant que les adorateurs de Lug se transformaient en loup la nuit et dévoraient les enfants. Le culte de Lug disparu peu à peu mais le mythe du loup garou reste bien présent à Lyon, la cathédrale elle-même en porte les traces, car sur un des chapiteaux du chœur est représenté une tête de loup ainsi qu’une pleine lune.

Le bénitier à gauche de la cathédrale serait quant à lui placé sur un courant tellurique le chargeant d’une énergie positive. Cette pratique se poursuit encore aujourd’hui, et  l’on peut observer parfois des personnes s’agrippant au bénitier espérant recevoir un peu de cette énergie.

La cathédrale Saint Jean reste l’édifice majeur du culte catholique à Lyon, mais elle est plus que cela, l’aura des mystères et des légendes qui l’entourent font d’elle une composante essentielle de la vie des Lyonnais qu’ils soient chrétiens ou non.

4 commentaires

  • Oups… Je vois, en repassant sur ton blog, le com que tu as laissé il y a six mois… En fait oui, ce site du défun jean Claude flornoy est un trésor d’information et de dossiers divers… Le théme de la main de gloire est abordé aussi dans son ouvrage « le pélerinages du bateleur », plus en profondeur. C’est aussi la possibilité d’approcher le tarot de marseille dépouillé d’un tas de représentations…. Sur ce même site, tu peux lire l’excellent article d’énrique enriquez, critique acide et drôle du tarot divinatoire… Si cela t’intéresse. Si tu as des références sur l’alchimie à Lyon et sur la cathédrale saint jean, ça m’intéresse…

  • Yam, as tu la version illustrée du Mystère des cathédrales. Celles où l’on voit les différents cartouches de Notre Dame de Paris.

  • Je voudrais évoquer le bénitier de la fin de l’article:
    au passage…il n’est pas possible de poster depuis facebook….
    Donc, pour le bénitier, pourquoi émettre un conditionnel sur ce fait?
    soit, il est placé sur un courant tellurique avéré, auquel cas, il n’est pas necessaire d’utiliser un conditionnel
    soit, ce n’est pas le cas du tout, et ce n’est pas la peine meme d’en parler
    donc je ne comprend pas votre conditionnel

    ensuite, les visiteurs ne s’agrippent pas. au maximum, ils effleurent le dit bénitier
    il n’est nul besoin de s’agripper pour ressentir des énergies
    si on est effectivement sensibles aux énergies, je peux vous dire qu’il y a plusieurs endroits presqu’aussi chargé que ce bénitier
    de plus, il est fréquent que les bénitiers, et pas seulement à St Jean, soient chargés en énergies: ils sont en effet souvent sous l’influence de toutes les personnes passées par là et qui priaient. donc le bénitier n’est pas forcément pour autant sur un courant tellurique.
    toujours, quand on est sensible à certaines influences, les bénitiers sont souvent porteurs d’énergies
    ensuite en effet, il vaut mieux faire le distingo entre les énergies issues d’un courant tellurique, des énergies crées par les prières, dites spirituelles.

    et un ami m’a dit récemment que la façade de l’église est un véritable feuilleton initiatique ésotérique.
    dès que je reviens sur Lyon, je compte y passer un moment
    il y a d’autres lieux dans cette ville, chargé d’énergie, et spirituelle (prières) et issues de courant tellurique
    Bien à vous

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