Mystères anciens et Sociétés secrètes – Partie II

Dans l’Antiquité gréco-romaine, la vie quotidienne était littéralement réglée par la religon officielle. Elle se caractérisait par une trop grande rigidité visant à garantir la prospérité de la communauté, et elle ne permettait pas aux fidèles de tisser une communication personnelle avec le divin. Ainsi de nouvelles formes de cultes, appelés Mystères, se sont développés. Ils étaient réservés à des communautés,  plus ou moins clandestines, dont les membres cherchaient, au-delà de la liturgie civique, le sens de l’existence humaine et de leur destin personnel.

Secrets et sélectifs, leurs rites plus ou moins troublants offraient aux initiés une vie religieuse forte rythmée sur les cycles naturels et, souvent, la promesse d’un salut dans l’au-delà. Ces cultes initiatiques ou cultes orientaux, étaient consacrés à une diversité de dieux, dont Mithra, Orphée, Dionysos, Isis… Profondément ésotérique, les Mystères étaient très hiérarchisées et comportaient des cérémonies d’initiations successives,  incluant à l’origine la mort symbolique de vie ancienne et la renaissance à une nouvelle vie d’initié.

Le mot « mystère », à l’origine, ne désigne pas une énigme ou un secret. Par son étymologie, le mustêrion grec appelle l’idée d »initié » (mustês), celui qui sait. Les Latins ont traduit le terme grec par le mot sacramentum, employé tout particulièrement pour nommer le serment prêté, en pleine connaissance de cause, par les soldats devant les consuls.

C’est l’Orbis Romanus, cet espace supranational, qui a favorisé l’apparition de cultes marginaux dans l’Orient méditerranéen. Dans ce monde sans frontières comme l’Empire romain au II° siècle de notre ère (sous la Pax Romana), où tout est mêlé sous le couvert d’une apparente uniformité socio-culturelle, faute d’identité politique, nationale ou juridique, certains revendiquent une identité religieuse.

Mais cette libre circulation des hommes et des marchandises, des dieux et des croyances, le jeu des confusions ou des équivalences y font éclater les traditions locales. L’omnipotence de déités qui, telle Isis, s’annexent finalement aussi bien les fonctions de la Déméter éleusinienne que celles de Pallas, de Cybèle ou d’Artémis éphésienne, d’Aphrodite, d’Héra, d’Hécate ou de Bellone, tend vers une sorte d’hénothéisme universel (forme de polythéisme à déité prédominante sur les autres).


 

Les Mythes fondateurs

 

De la Grèce a emmergé les cultes de Déméter et de Dionysos, de même que les religions à mystères d’Orphée et d’Éleusis (développées plus tardivement). L’Asie mineure a donné naissance au culte de Cybèle, la grande Mère et son bien-aimé Attis. Le culte d’Isis et d’Osiris est originaire d’Égypte, tandis que la Syrie et la Palestine ont donné naissance au culte d’Adonis. Finalement, la Perse (Iran) a été le premier berceau du culte de Mithra.

Les premières religions païennes grecs étaient des religions d’état, ce qui veut dire qu’elles étaient des cultes publics ou civils et qu’elles avaient une fonction nationale ou publique. Les religions à mystère non-grec plus tardives étaient personnelles, privées et individualistes.

Les cultes à Mystères prennent véritablement naissance avec Orphée, prêtre légendaire d’Apollon, surnommé « le père des Mystères« , qui a mis en place le principe de ces cultes. L’Orphisme surgit en Grèce au même moment historique que le Bouddhisme (560 av. J.-C.) en Inde. L’orphisme comme le Bouddhisme se préoccupent de la question du « salut » personnel donc « inventent » la notion de personne, et posent la valeur unique de l’individu dont le destin propre devient un sujet d’intérêt et de préoccupation religieux.

Le mythe central de l’orphisme est celui de la mise à mort de Dionysos par les Titans. On remarquera l’utilisation de noms connus du commun des Grecs dans ces mythes : Dionysos, Orphée, Zeus, les Titans, Perséphone… mais que ceux-ci sont appropriés aux mythes orphiques et diffèrent de la mythologie classique. L’orphisme professait que l’homme est d’origine divine (il naît du reliquat d’une race immortelle qui a ingéré du dieu) et d’origine « titane » ; double origine qui correspond, sinon à deux pôles, du moins à deux parts humaines :

  • une part divine, dont il faut se souvenir, permettant d’accéder de nouveau au divin.
  • une part audacieuse, héritée des titans, permettant de braver l’ordre établi.

Les comparaisons entre l’orphisme et le pythagorisme témoignent que l’orphisme a influencé Pythagore et ses disciples. Mais il n’existe pas de véritable parenté ; l’orphisme, antérieur, est bâti sur Dionysos, tandis que pour le pythagorisme c’est Apollon. De plus, l’orphisme possède des textes sacrés et ne s’occupe de politique à l’inverse des pythagoriens. Quant à la question de la vie après la mort, l’orphisme défend une certaine palingénésie (naissance à partir des morts) (Platon, Phédon, Proclos), alors que le pythagorisme croit plus précisément en la transmigration des âmes, qui est réincarnation ou métempsycose d’une âme individuelle.

« Quand l’âme des bêtes et des oiseaux ailés a jailli hors du corps… elle voltige là-même, inutile, jusqu’à ce qu’un autre animal la ravisse, mêlée au souffle de l’air… Les mêmes, dans les demeures, deviennent les uns des pères et pères et fils et épouses aux beaux atours et mères et filles, par des générations qui se succèdent l’une l’autre… L’âme humaine, selon de certains cycles de temps, passe dans des animaux, de celui-ci en celui-là ; tantôt elle devient un cheval, tantôt un mouton, tantôt un oiseau terrible à voir… ou bien elle rampe sur la terre divine, rejeton des froids serpents »

La philosophie orphique trouve donc un fort écho dans le cheminement initiatique exposé dans Le Banquet de Platon et son principe d’homme incomplet. Quand à la fameuse théorie du corps-tombeau, qui dit que le corps (sôma) est un tombeau (sêma) pour l’âme n’est pas orphique, mais pythagoricienne.

Il existe un certain nombre de Religions à Mystères et il n’est pas possible de toutes les explicités en un seul article. C’est pourquoi nous choisirons de parler des principales et laisserons au lecteur le soin de rechercher des informations sur les cultes moindres comme celui d’Adonis, Artémis et les Telchines. Le Culte d’Apollon sera quand à lui expliqué dans un article ultérieur sur le Pythagorisme et le néo-Pythagorisme.

 

I. Les mystères d’Eleusis, ou la quête du bonheur suprême.

Selon la mythologie grecque, Perséphone, fille de Zeus et de Déméter, fut enlevée par Hadès pour être son épouse et la reine des Enfers, alors qu’elle cueillait des fleurs dans les prairies d’Enna (Sicile). Les cultures cessèrent de croître dans les champs alors que Déméter parcourait le monde à la recherche de sa fille. Un jour, alors qu’elle errait sur les terres de Grèce sous les traits d’une vieille mendiante, elle entra dans la cité dÉleusis et demanda l’hospitalité. Les citoyens l’accueillirent avec une grande générosité et, en reconnaissance, la déesse dévoila sa véritable identité et récompensa ses bienfaiteurs : elle leur dévoila ses mystères et la maîtrise de l’agriculture.

Par la suite, Déméter retrouva sa fille mais elle ne put être entièrement libérée des Enfers, puisque ceux qui mangent la nourriture des morts ne peuvent retourner chez les vivants et que Perséphone avait mangé sept pépins de la grenade (fruit associé au mariage) offerte par Hadès. Zeus décréta toutefois que Perséphone passerait la moitié de l’année sur terre (durant la saison des cultures) avec sa mère et le reste de l’année (l’hiver) en compagnie d’Hadès.

Annuellement, il existait deux célébrations des mystères d’Éleusis : les Grands mystères et les Petits mystères. Ces derniers avaient généralement lieu au printemps. C’était alors que les prêtres purifiaient les mystes et que l’on sacrifiait un cochon à Déméter. Les Grands mystères duraient neuf jours, d’après la durée de l’errance de Déméter à la recherche de sa fille. La première partie du rituel débutait par une procession durant laquelle on transportait des reliques sacrées (les hiéra) jusqu’à Athènes pour les placer dans l’Éleusinion, un sanctuaire à la base de l’Acropole. Les mystes (candidats dignes des mystères) se plongeaient dans la mer pour se purifier. Une période de jeûne s’écoulait avant que la procession de mystes suivent la statue d’Iacchos, les hiéra et les prêtres en direction d’Éleusis le long de la route sacrée. Dans le télestérion, après avoir rompu le jeûne en consommant le kykéôn (nourriture à base de blé), le rite secret d’initiation avait lieu et les mystes recevaient des révélations des initiés et accédaient au salut et à la vie après la mort.

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II. Les mystères d’Isis, pour vaincre le destin.

Le culte d’Isis est originaire d’Égypte et à traversé deux périodes importantes. Dans sa version égyptienne plus ancienne, laquelle n’était pas une religion à mystère, Isis était considéré comme la déesse du ciel, de la terre, de la mer et du monde invisible ici-bas. Elle était la déesse magicienne connaissant les secrets de germination et de la guérison.

C’est lors de cette période originelle, qu’Isis avait pour mari le Dieu Osiris. Pendant un banquet en son honneur, son frère Seth offrit à l’assistance un magnifique coffre, jurant de le céder à celui qui l’emplirait parfaitement. Osiris, qui fut le seul à y parvenir, et Seth fit refermer et sceller le coffre. Seth jeta le coffre dans le Nil, qui l’emporta dans la mer Méditerranée, Osiris y mourut noyé. Après l’assassinat de son époux, Isis se mit à la recherche de son corps. Elle le retrouva à Byblos, au Liban, d’où, après maints stratagèmes, elle le ramena en Égypte pour l’enterrer et le pleurer. Seth finit par découvrir le tombeau, sortit le corps du caveau et le découpa en quatorze morceaux qu’il dispersa dans le Nil. Isis, l’épouse et veuve fidèle, retrouva les morceaux du corps de son bien-aimé, sauf le phallus, avalé par un poisson. Elle le reconstitua en argile, puis elle entreprit de rassembler le corps meurtri de son défunt mari, avec l’aide de sa sœur Nephtys. Elle embauma le cadavre, assistée par Anubis, lui redonnant une dernière étincelle de vigueur. Lorsqu’il fut ranimé temporairement par Isis, qui lui insuffla la vie, Osiris put la féconder. Elle lui donna un fils, Horus (voir Harpocrate gecque), « Le vengeur de son Père », qui combattit son oncle Seth dans des joutes interminables. Le tribunal des dieux finit par trancher : Horus entra en possession de son héritage et occupa le trône d’Égypte, comme Pharaon après lui.

Elle incarne ainsi l’image d’épouse modèle et de déesse triomphante sur les puissances des ténèbres. Le culte d’Isis est devenu une religion à mystère seulement après que Ptolémée le Premier introduit des changements majeurs, environ 300 av.J.-C. Dans cette deuxième période, un nouveau dieu nommé Sérapis devint l’époux d’Isis. Ptolémée introduit ces changements pour synthétiser la culture grecque et égyptienne dans son royaume, favorisant ainsi l’hellénisation de l’Égypte. À partir de l’Égypte, le culte d’Isis a graduellement fait son chemin jusqu’à Rome. Rome a premièrement repoussé le culte, mais la religion a finalement pénétré dans la cité durant le règne de l’empereur Caligula (37-41 A.D.).

Son influence a graduellement augmenté durant les deux siècles suivants et est devenu un rival majeur du christianisme pour certains habitants. Le succès du culte dans l’empire romain semble être le résultat de ses rituels impressionnants et de l’espoir d’immortalité qu’il offrait à ses adeptes.

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III. Cybèle, la mère des dieux, et son fils et amant Attis.

Cybèle, aussi connu comme la Grande mère, a été adoré à travers la majorité du monde hellénique. Initiatrice de Dionysos à ses mystères. Les Romains l’adoptèrent à leur tour, en l’assimilant notamment à Cérès, la déesse de l’Agriculture. Au début de son culte, celui-ci comprenait des cérémonies orgiastiques au cours desquelles ses adeptes mâles entraient dans une euphorie et se castraient eux-mêmes (lors des Sanguinaria, tous les 24 mars). C’est à partir de ce moment qu’il devenait des prêtres eunuques de la déesse.

Dans la mythologie grecque, Attis fut le jeune époux de la déesse phrygienne Cybèle. Attis était le fils de Nana, fille du dieu fleuve Sangarios (un fleuve d’Asie Mineure). Elle le conçut après avoir cueilli la fleur d’amandier jaillie des organes mâles coupés d’Agdistis/Cybèle, qui, née androgyne, avait été castrée par les dieux. Cybèle enfant avait été abandonnée sur une montagne et fût élevée par des lions ou des léopards. Disposant du don de guérison universel, Cybèle protège les enfants et les animaux sauvages. Adulte, la déesse tombera amoureuse d’Attis qui finira par la tromper avec la nymphe Sagaritis. Cybèle le rendra fou au point qu’Attis s’émasculera. Attis n’apparaît que rarement en Grèce mais, associé à Cybèle, il est une divinité acceptée à Rome sous l’empereur Claude et constitua l’un des plus importants cultes à mystères de l’Empire romain.

Chaque printemps les adorateurs de Cybèle vont se rappeler la tristesse de la mort d’Attis en acte de jeûne et de flagellation. C’est uniquement durant la période romaine tardive des célébrations (après 300 A.D.) que le festival printanier a célébré la renaissance d’Attis. Le pin, symbolisant Attis, était coupé et ensuite porté jusqu’au sanctuaire, comme un cadavre. Plus tard, dans la suite du festival, l’arbre était enterré tandis que les initiés entraient en transe et se coupaient avec des couteaux. La nuit suivante, la tombe de l’arbre était ouverte et la renaissance d’Attis était célébrée.

Mais le rite le plus connu du culte de la Grande mère était le sacrifice du taureau, le Taurobole, dont nous avons déjà parlé lors de notre article sur Les Cultes de Cybèle à Lyon. Il est important de noter, cependant, que ce rituel ne faisait pas originellement parti du culte de Cybèle. Il y a été ajouté au milieu du deuxième siècle suite à l’influence grandissante du culte de Mithra dont nous parlerons après.

On faisait ce sacrifice sur une pierre ou une planche percée de trous, placée elle-même au-dessus d’une fosse dans laquelle le fidèle était aspergé du sang de l’animal. Il était ainsi purifié. Les tauroboles se pratiquaient en général assez rarement et donnaient lieu à de grandes cérémonies de masse au cours desquelles de nombreux sacrifices étaient pratiqués.

 

IV. Les mystères de Mithra, pour que triomphent les forces du bien.

Mais le culte le plus important à la fin du monde romain fut le Mithriacisme. Extrèmement populaire parmis les soldats romains, ce culte du Dieu Mithra fut plus répendu que le christianisme jusqu’ à l’Édit de Thessalonique (391) qui fit de la religion chrétienne la religion d’État et interdit tous les cultes païens. Mithra est un dieu oriental qui apparaît dans les Veda accouplé à Varuna (avec lequel il forme l’élément lumineux et bienveillant d’une paire antithétique). Dans la Perse ancienne, Mithra est associé à Ahura-Mazdâ comme protecteur des souverains achéménides.

La première indication de mystères impliquant Mithra se trouve chez Plutarque, qui évoque les sacrifices pratiqués par les pirates siciliens vaincus par Pompée. Mais, plus de trente ans auparavant, le roi d’Arménie Tiridate avait salué Néron du nom de Mithra, et Pline l’Ancien affirme qu’il aurait initié l’empereur à certaines pratiques magiques qui s’exerçaient au cours d’un « repas des mages ». La première référence littéraire aux mystères de Mithra est donnée par Stace, au premier chant de sa Thébaïde : dans un « antre persique », Mithra triomphe d’un taureau. À la même époque, les autels au dieu se multiplient, comme en témoignent les découvertes archéologiques : du Danube à la Bretagne, sur le Rhin et le Rhône, dans les ports et aux frontières de l’Empire, officiers de légion et fonctionnaires célèbrent le deus invictus, le « dieu invaincu ».

L’initiation consistait en un certain nombre d’épreuves, dont peut-être un ensevelissement rituel, symbole de la mort volontaire du néophyte à l’ignorance du monde et de sa renaissance à la vérité cosmologique. Mithra, né d’un roc, préside, à travers un certain nombre de miracles (dont le jaillissement d’une source d’un rocher qu’il frappe d’une flèche), à la conservation de la puissance vitale de la nature.

Les membres progressant par grade de Corvus (corbeau) à Nymphus (fiancée), Miles (soldat), Leo (lion), Perses (perse) et Heliodromus (message du soleil) jusqu’à Pater (père). Leurs réunions étaient secrètent, soit dans des grottes, soit des bâtiments symbolisant celles-ci.

Salué comme le « gardien des fruits », Mithra jouait ainsi un rôle important dans la prospérité de la terre, et le sang, jailli du sacrifice du taureau, fécondait les espèces végétales et animales. Sauveur de l’Univers et du monde divin (il prend place sur le char du Soleil et devient Sol invictus), Mithra proposait à ses adeptes une cosmologie vitaliste.

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A Propos du Christianisme

On ne peut s’empêcher de remarquer que la plupart des religions à mystères étaient basées sur une certaine forme de Matriarcat, une déesse et son mythe étant la source de la philosophie et du culte. C’est pourtant à cette époque que le monde antique changea, les religons abrahamiques prônant le Patriarcat concquirent les foules. Forte d’un terreau de principes et d’archétypes, le Mystère de Dieu supplanta les Mystères. Faut-il pour autant rentrer dans un débat stérile sur l’origine des mythes et des symboles du Christianisme ? La légimité du Nouveau Testament est une toute autre question (et de l’Ancien Testament par rapport aux mythes bayloniens et perses).

Le Mithriacisme cas à part au sein des Mystères, de part ses rites (semblable aux rites chrétiens), et son Dieu solaire unique, fut mis en échec par le Christianisme car il excluait les Femmes. Les Mystères étaient pourtant censés être libre, peut être trop (on pouvait être adepte d’une religion et d’un mystère). L’exclusivité du Christianisme a sans doute joué à sa propoagation, car pour être chrétien, les fidèles devaient avant tout reniés tout autre forme de croyance.

Les religions à Mystères ont disparues mais leurs héritages trônent désormais secrètement au sein même de la face ésotérique des grandes religions actuelles. Les comprendre, c’est nous comprendre. Platon et Pythagore ne nous ont-ils pas légués :

« Gnothi Seauton & Esseai aqanatoV qeoV, embrotoV, ouc eti qnhtoV »

« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux »
« Tu seras dieu immortel, incorruptible, et à jamais affranchi de la mort »

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