Encore une découverte sur Stonehenge

Des archéologues européens travaillant à la cartographie du site mégalithique de Stonehenge, dans le sud de l’Angleterre, ont annoncé jeudi (22.06.2010) avoir mis au jour les vestiges d’un monument cérémoniel jusqu’alors inconnu à moins d’un kilomètre du cercle principal. « Cette découverte est remarquable. Elle change complètement notre conception du site de Stonehenge », s’est réjoui le professeur Vince Gaffney, de l’université de Birmingham.

« Il faut savoir qu’on n’avait pas localisé de lieu de cérémonie majeur depuis au moins 50 ans sur le site de Stonehenge, dont on pensait qu’il n’était entouré que de vide », a-t-il ajouté.

Le nouveau monument serait contemporain de Stonehenge, édifié il y a environ 4.500 ans, et semble aligné comme lui en direction du lever du soleil lors du solstice d’été. Il s’agit d’un fossé circulaire muni de deux entrées opposées nord-est/sud-ouest et qui pourrait avoir supporté une structure en bois: bref, une sorte de Stonehenge de bois, et non pas de pierres.

« L’hypothèse communément admise était qu’il n’y avait qu’un champ vide (autour de Stonehenge, ndlr) alors que maintenant, on a un monument cérémoniel majeur à portée de vue » des immenses menhirs du site principal, a déclaré Vince Gaffney.

La découverte – fortuite – est due à des scientifiques de Grande-Bretagne, Norvège, Suède, Autriche et Allemagne, qui viennent de lancer un vaste projet de cartographie de Stonehenge dirigé par l’université de Birmingham et le Ludwig Boltzmann Institute (Autriche).

Stonehenge (« pierres debout » en vieil anglais), classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1986, est un des alignements de menhirs les plus importants au monde. Ses 17 blocs de grès, pouvant peser jusqu’à 45 tonnes et surmontés de six linteaux, sont alignés en direction du lever du soleil lors du solstice d’été, ce qui a nourri la théorie d’un observatoire préhistorique ou d’un temple dédié au soleil.

De récentes études sont cependant venues contredire ces hypothèses et révélé qu’il s’agissait en fait d’un lieu de pélerinage révéré pour les propriétés thérapeutiques de ses stèles. Les malades et blessés se rendaient à Stonehenge en raison du pouvoir curatif qu’ils attribuaient aux pierres érigées en cercle entre 2400 et 2200 avant JC.

Aujourd’hui, sur la plaine d’herbe grasse de Salisbury, seuls 40% du site du Néolithique subsiste. Mais la majesté des menhirs restants attire près d’un million de visiteurs par an.

 

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