Poltergeist : un modèle scientifique comme preuve ?

Un poltergeist est un mot d’origine allemande, dérivé de poltern « faire du bruit » et geist « esprit ». C’est un phénomène paranormal classique de « petite hantise » consistant en des bruits divers, des déplacements, apparitions ou disparitions d’objets et autres phénomènes a priori inexplicables. Ils sont le plus souvent liés à la présence d’une personne, par opposition aux phénomènes de « grande hantise » qui supposent l’intervention de l’esprit d’un ou plusieurs morts.

La S.P.R. (Society for Physical Research), fondée à Londres en 1882 a été la première société à mener une recherche scientifique sur les expériences humaines qui remettent en question les modèles scientifiques contemporains.

Le numéro d’Avril de leur « Journal of the Society for Psychical Research » comporte un article du scientifique Dr Barrie Colvin, qui présente des preuves scientifiques et instrumentales sur l’origine inexpliquées des claquements et autre sons enregistré lors des activités de poltergeist présumées.

Tandis que les bruits de coups produits par des moyens ordinaires présentent une configuration acoustique normale, ceux enregistrés dans des cas de poltergeist présumés montrent une signature sonore tout à fait différente.

Le Dr Colvin a analysé des enregistrements de coups de poltergeist allégués en provenance du monde entier sur une période de 40 ans. Le premier étant un enregistrement réalisé par un médecin local à Sauchie (Ecosse) en 1960 et le plus récent provenant d’un cas de poltergeist à Euston Square, à Londres, en 2000.

Tandis que les deux types de coups paraissent plutôt semblables, ils sont en fait acoustiquement différents bien que l’effet ne soit seulement rendu visible quand les enregistrements des coups sont soumis à une analyse détaillée.

L’échantillon impliquait 10 enregistrements distincts enregistrés par des appareils différents. Dans chacun de ces enregistrements, lorsqu’on les soumet à une analyse acoustique, on détecte une configuration sonore particulière qui, jusqu’ici, reste inexpliquée. Les tentatives pour reproduire cette configuration par des moyens ordinaires ont jusqu’à présent échouées.

La différence essentielle entre ces coups et ceux produits par des moyens ordinaires se trouve dans les détails de leur enveloppe sonore. Dans le cas d’un coup normal, le son (qui ne dure souvent que quelques millisecondes) commence fortement et décline pendant un moment. La partie la plus forte du son se trouve tout au début.

Dans le cas d’un coup de poltergeist, la partie la plus forte est près du début du son, mais pas au tout début. Le coup commence relativement doucement puis atteint son paroxisme. (ndt : à gauche => normal / à droite => poltergeist)

Une question se pose : « comment un tel son est-il généré ? » Des indices pointent vers le fait que le son émanerait de l’intérieur de la structure d’un matériau plutôt que de sa surface, comme cela serait le cas avec un coup produit normalement. Ce phénomène sera examiné plus en détail lors de futures investigations d’activité de poltergeist.

Le Dr Colvin déclare : « Depuis mon implication personnelle dans l’enquête d’un poltergeist qui frappait à Andover, dans l’Hampshire, et dans lequel il était absolument clair qu’aucune explication normale ne pouvait rendre compte du phénomène observé, je me demandais si les coups enregistrés étaient d’une quelconque façon différents de ceux produits par des méthodes normales. Il est maintenant clair qu’ils sont en effet différents. »

Parmi les enregistrements soumis à l’analyse, il y avait des enregistrements effectués lors du fameux cas de poltergeist d’Enfield au nord de Londres pendant les années 1977-79.

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