L’Hypothèse Gaïa

En 2001, dans nos salles de cinéma sortait un des premiers film intégralement en image de synthèse. Fruit d’un travail de trois années, « Final Fantasy : les Créatures de l’esprit » ne fut vraiment pas une réussite commerciale. Néanmoins il vulgarisa, tout comme « Matrix » avant lui, et très récemment « Avatar » : l’Hypothèse Gaïa. L’hypothèse Gaïa est une théorie écologiste initialement avancée par James Lovelock, chimiste britannique en 1969 et Lynn Margulis, une microbiologiste  américaine en 1974.

Elle repose sur le concept d’homéostasie et soutient que les formes vivantes d’une planète hôte associées avec leur environnement, se sont comportées et se comportent encore comme un système auto-régulateur.

Les êtres vivants supérieurs constituent un système ouvert présentant de nombreuses relations avec l’environnement. Les modifications de l’environnement déclenchent des réactions dans le système ou l’affectent directement, aboutissant à des perturbations internes du système. De telles perturbations sont normalement maintenues dans des limites étroites parce que des ajustements automatiques, à l’intérieur du système, entrent en action et que de cette façon sont évitées des oscillations amples, les conditions internes étant maintenues à peu près constantes. Walter Bradford Cannon

Cette théorie fut évoquée par Johannes Kepler bien plus tôt qui voyait la Terre comme un organisme rond et unique où la totalité de la matière vivante fonctionne comme un vaste organisme (appelé Gaïa, d’après le nom de la déesse grecque). Léonard de Vinci fit ensuite une comparaison entre le fonctionnement interne du corps humain et le mécanisme de la Terre. En 1924, Vladimir Vernadsky concevra la notion de Biosphère, zone vivante possédant une autorégulation qui adapte en permanence la planète à ses besoins. Son ami paléontologiste et géologue Teilhard de Chardin forgera, en lien avec le philosophe Edouard Le Roy, le concept de Noosphère utilisé par Carl Jung et très présent actuellement avec l’avènement d’Internet.

Le terme générique théories Gaïa fait référence à un ensemble d’hypothèses et de théories selon lesquelles :

  • les êtres vivants ont une influence sur la totalité de la planète sur laquelle ils se trouvent
  • l’écosphère a développé une autorégulation; l’existence de chaque être vivant est alors supposée régulée au profit de l’ensemble de l’écosphère
  • le système auto-régulé constitué par la totalité des êtres vivants (biomasse) et des constituants non vivants composant la masse totale de la Terre, et sans doute aussi le rayonnement solaire extérieur, possède des mécanismes internes pouvant le faire considérer comme un être vivant, conformément au paradigme cybernétique. Celui-ci est nommé par convention Gaïa par allusion à la déesse mère grecque.

Ce concept de Terre-Mère n’est pas vraiment nouveau. Toute culture animiste y fait référence néanmoins James Lovelock pose vraiment les bases de cet hypothèse par un processus de réflexion inverse et complètement en dehors du domaine spirituel ou religieux. Il travaillait pour le Jet Propulsion Lab de la NASA en 1960 et son activité était d’établir des protocoles permettant de savoir si la vie était présente sur une autre planète que la Terre (Mars par ex.). Selon Lovelock, on peut prédire la vie en mesurant l’Entropie de l’atmosphère de la planète étudié.

Par exemple, sur Terre, l’O2 occupe 20% de notre atmosphère, et ce n’est pas un modèle de stabilité, il va oxyder tout ce qu’il rencontre. Son taux chuterai si aucun organisme n’en produisait (Photosynthèse). Donc plus une Atmosphère contient de réactifs et plus de chance elle a d’accueillir la vie (Etant donné que le réactif devrait tendre à disparaitre naturellement).

Un autre exemple d’autorégulation est la relation entre l’océan et les nuages. Vue de l’espace, l’océan est bleu foncé, et les nuages sont blanc. Un corps noir exposé aux rayonnement solaire absorbe plus d’énergie et donc chauffe bien plus qu’un corps blanc qui les reflètes. Quand la température s’élève, l’eau s’évapore plus créant des nuages et la température redescend.

Le cycle du carbone prouvent l'existence de mécanismes de régulation.

Toute la planète est régis par des boucles de contre-réaction tendant à la stabilité. Ainsi chaque organismes rejettent des polluants, des toxines qui le détruirai si elles n’étaient pas évacuées. Mais pour les un ce sera l’O2, pour les autres le CO2, pour d’autre encore ce sera des sulfures d’hydrogène.

Si l’Hypothèse Gaïa est presque communément admise d’un point de vue scientifique, elle est encore très loin de l’être d’un point de vue spirituel. Notre Terre a t-elle une Conscience et une Âme ? Se sent-elle bafouée par ce que nous lui infligeons ? Au vu du nombres des catastrophes naturelles de ces dernières années, certains seraient en droit de penser que la régulation de notre planète passera par notre propre régulation.

« Chaque mammifère sur cette planète développe instinctivement un équilibre naturel avec l’environnement dans lequel il évolue, mais vous les humains, non. Vous arrivez dans de nouveaux territoires, et vous vous multipliez, vous vous multipliez, jusqu’à ce que toutes les ressources naturelles soient épuisées. Et votre seule façon de survivre est alors d’émigrer sur de nouveaux territoires. Il y a un autre organisme sur cette planète qui se comporte de la même façon : un virus. Les êtres humains sont une maladie, un cancer pour cette planète, vous êtes une épidémie, et nous sommes le remède. » Dialogue entre l’Agent Smith et Morpheus – Matrix

Le Magazine « NewScientist » signale que « Le monde subira probablement plus de catastrophes […] On a enregistré 523 catastrophes naturelles au cours des années 60, et 767 durant les années 70. Pour les années 80, on en a dénombré 1387 […] L’efficacité des moyens d’information et la précision des statistiques ne suffisent pas à expliquer l’augmentation vertigineuse du nombre des catastrophes ».

Dans son édition de mars 1992, « Chronique O.N.U. » a également fait remarquer: « Au cours des deux dernières décennies, quelque 3 millions de personnes ont perdu la vie et 800 millions de plus ont été touchées par les ‘ravages, les épreuves et les souffrances’ provoqués par les catastrophes naturelles.” Cela signifie qu’environ une personne sur sept a été victime d’une catastrophe ou d’un événement dramatique. Ces chiffres sont vraiment stupéfiants et attestent que nous vivons bien une époque de bouleversements et d’agitation ».

« Santé du Monde », revue publiée par l’Organisation mondiale de la santé, qui dépend de l’O.N.U., nous donne un aperçu de la question: « On retrouve, à travers toute l’Histoire, des exemples de catastrophes naturelles et de leurs conséquences désastreuses. Cependant […] nous faisons face à un changement dans les conditions démographiques, écologiques et technologiques, qui rendent un grand nombre de populations plus vulnérables aux catastrophes naturelles comme à celles qui sont provoquées par [les humains] ».

Pour finir, je ne saurais donné mon avis sur tout cela mais je ne peux qu’encourager le lecteur à prendre connaissance deux pages web :

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