Chikon-Kishin : Le Misogi Interne

Pour le Fondateur de l’Aikido, qui avait été largement influencé par Onisaburo Deguchi (Shintô Oomoto Kyô), le misogi interne correspondait à la pratique de la méditation Chikon-Kishin. Chikon signifie « rasseoir son esprit et se reprendre ». Kishin a le sens de « retrouver l’esprit divin ». Vers la fin de sa vie, Ô’Senseï avait pris l’habitude de méditer une heure tous les matins et tous les soirs. Il encourageait ses élèves à cette pratique hautement purificatrice, pour qu’ils s’imprègnent spirituellement de l’essence de l’aïkido.

Wang Shou Kao (Morihei Ueshiba) pratique la méditation Chinkon Kishin. Mandchourie

Vous avez besoin du Chikon-kishin pour être pénétré de la lumière de la sagesse. Asseyez-vous confortablement et contemplez en tout premier lieu le royaume visible de l’existence. Ce monde est concerné par la forme extérieure et physique des choses. Emplissez votre corps de Ki et imprégnez-vous de l’organisation fonctionnelle de l’univers, sa forme, sa couleur et ses vibrations. Inspirez et envolez-vous jusqu’aux confins de l’univers ; expirez et laissez-vous pénétrer par le cosmos. Puis, inspirez toute la fécondité et les vibrations de la terre pour mélanger le souffle du ciel et le souffle de la terre au vôtre, devenant le souffle même de la vie. En reprenant votre calme, laissez-vous naturellement conduire dans le royaume caché sans forme, revenant au cœur des choses. Trouvez votre centre, le kototama SU, la source de l’univers. Emplissez-vous de lumière et de chaleur. Ainsi, vous garderez toujours votre esprit aussi brillant et clair que le vaste ciel, l’immense océan et les sommets les plus hauts, vide et libre.

Le Misogi interne consiste en une respiration profonde. Sa pratique amenait à un repos de l’esprit, c’est-à-dire à un arrêt des activités mentales inutiles, ainsi qu’à une « purification des six sens » (vue, ouïe, odorat, goût, toucher et esprit), qui permet d’éclaircir la perception des choses et de l’univers. Cette pratique conduit alors à un état d’esprit spécial, le Kansha, qui est un sentiment de profond respect pour la Nature et la vie. On se rend compte du caractère sacré de tout ce qui nous entoure, et du continuel renouvellement de l’univers.

Si vous comprenez les principes de l’aïkido, vous serez également heureux d’être vivants et vous accueillerez chaque nouveau jour dans la joie et le bonheur.

Il est dit que Chikon et Kishin forment ensemble une méthode pour s’unir avec le divin, Chikon est receuille et concentre l’énergie diffuse du Seika Tanden tandis que Kishin l’active. Ce qui permet de s’harmoniser avec les Kami. Le Chikon-kishin tire ses racines antiques de vieux textes Shintô dont le Kojiki (cf. Ôharae-no-Kotoba). Ces pratiques chamaniques ancestrales ont étés pour la plupart oubliées ou réutilisées dans le Shintô comme par exemple le rite complexe du Misogi-no-Ôharae. Onisaburo Deguchi a ranimé cette vielle connaissance dans sa secte l’Oomoto Kyô au début des années 1900. Quand O Sensei a rencontré Onisaburo et a embrassé sa religion, il a aussi embrassé la pratique du Chikon-Kishin qui transpire encore aujourd’hui dans l’Aïkido.

Selon Yasuaki Deguchi, le petit-fils d’Onisaburo Deguchi, Onisaburo aurait reçu sa connaissance du Chikon-Kishin lors d’une révélation pendant une ascèse sur le Mt. Takakuma. Quelques années plutard la pratique de chikon-Kishin fût abandonnée dans la religion Oomoto Kyô à cause de l’effet profond et souvent surprenant qu’il avait sur les pratiquants. Le Chikon-Kishin comprends les exercices du Furitama (Secouer l’âme), Torifune ou Funakogi Undo (Conotage) et Ibuki Kokyu (Profonde Respiration) comprenant Ten-no-Kokyu (Souffle du Ciel) & Chi-no-Kokyu (Souffle de la Terre).

De nos jours dans l’Aïkido moderne, nos Senseï peuvent faire le choix de dire que l’Aïkitaïso est juste un ensemble d’echauffements ou alors que c’est quelque chose de plus profond en respect et en accord avec la pensée, la pratique originelle et l’amour d’Ô’Senseï. On peut même voir dans certains cours d’Aïkido, des échauffements auquel se sont mêlés des pratiques issus du Bagua Zhang et autres arts martials internes Chinois, un retour aux sources ?

Un commentaire

  • I didn’t know that it was really love or just an attraction. But believe on me that my heart did make sound as I saw her. I had strong believed on her. But she was just playing with me for time pass. She already loved with another one. But I felt a big pain when I have heard it from my friend. I loved her so much but at last she had broken my heart. Now every time tears come out from my eyes as I see her. Now I don’t believe on the giees.Strvln

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